Trouver du sens à notre métier…

Touchée dans le coeur

Hier j’ai vu un reportage à la télé d’une usine qui change temporairement son activité de fabrication de sacs pour produire désormais des masques en tissu. Leur manière d’aider le personnel soignant à se protéger du Coronavirus.

Un des employés disait alors… ‘Vous savez, on ne se pose pas de question ici. On a tous envie de venir travailler. On sait pourquoi on vient. Notre travail a un sens ».

Faire quelque chose de sa vie, dans sa vie qui a du sens. Trouver du sens. Je me suis interrogée. C’est quoi le sens de mon métier dans la vie? Pourquoi j’ai un jour claqué la porte de la vie du bureau. Pourquoi j’ai voulu être artiste? Parce que j’avais envie de m’exprimer? Parce que je ne pouvais plus de vivre une vie au bureau dans laquelle je n’étais plus heureuse?

Pendant quelques années j’ai essayé de trouver ma ‘voie’ de créatrice. Il y a vraiment eu des moments tops. Aujourd’hui j’ai le sentiment d’avoir fait du chemin. Professionnellement. Personnellement. D’avoir apporté du beau, de l’originale, de la joie. Mais dernièrement il y avait de nouveau le constat de ‘il me manque quelque chose’. Quoi donc ?

Je n’ai pas su le nommer toute de suite. J’avais remarqué que j’étais de plus en plus souvent de me comparer et à faire comme mes ‘collègues’ créateurs. J’avais besoin de faire une pause. Une cure de détox. Prendre un peu de distance.

Je ne l’avais pas forcément intégré, faire de ma passion ma profession donnait naissance à chaque fois à cette arrière pensée… Est ce que cela va plaire ce que je fais? Est ce que c’est original? Est ce que cela rentre dans ‘ma gamme de produits’? … Et…Est ce que je peux le vendre? Parfois je me sentais productrice et non plus créatrice. Tristement j’ai constaté que je ne passais plus de temps à créer pour ‘le simple plaisir’ de créer. Faire l’art pour moi-même.  Pour nourrir mon ‘âme’. Une discussion avec un business coach m’a fait comprendre que c’était ce qui me manquait.

Au fait l’art au sens large, m’a permis de traverser des moments très difficiles de ma vie. Je me suis toujours tournée vers une manière de m’exprimer autrement. Peinture, art plastiques depuis toute petite, poésie pendant mon adolescence, chanson, loisirs créatifs et autres activités manuelles une fois ‘mama’…

Avec pour but de lâcher prise de mon trop plein d’émotions. Je suis profondément convaincue que l’art a un pouvoir de ‘guérir’ des blessures. C’est d’ailleurs comme cela qu’un jour j’ai commencé mes fameux tableaux galets. C’était pour cela aussi que je me suis sentie profondément à ma place le jour où j’ai visité l’école d’art coaching. (Oui oui j’ai repris mes études. J’en parle ici)

La période incertaine que l’on traverse actuellement me donne la conviction que la création combinée avec de la plein conscience peut faire du bien à énormément de gens. C’est pour cela que j’ai envie de partager ici avec toi ce que j’apprends.

Le monsieur de hier soir du reportage… Il m’a touchée dans le coeur. Il m’a mis sur le chemin. Trouver du sens à notre métier.

Onglet Blog

Avancement du site

News tea time notes Cela fait déjà un bout de temps que je voulais rajouter un onglet ‘blog’. Car j’ai commencé à écrire… mais personne ne peut le lire. Il manque le bouton dans le menu. 

Et comme toujours avec les bonnes résolutions, j’ai du mal à hiérarchiser mes priorités. Mais si l’onglet en soit ne prend pas de temps, pourquoi laisser cette tâche sur ma to do list pour encore au moins 6 mois. N’importe quoi. 

Je devrais aussi enfin m’attaquer sérieusement à la traduction anglaise. La mise en ligne d’articles aussi. Un paiement sur le site aussi. Une page avec des projets / produits aussi… 

Ah… Non!  Voici l’onglet Blog. C’est déjà ça.

De retour dans les bancs d’école…

Faire ce que je croyais impossible… 

créativité pastel artsParfois il se passe des choses dans la vie dont tu te dis… Non ce n’est pas un hasard. C’est comme ça que je me suis retrouvée à retourner à l’école.

Je suivais encore un cours de MBSR à Paris lorsque j’ai appris que la journée de silence était déplacée. Au lieu de nous faire venir le dimanche, on nous demandait de venir un jour férié. Au départ j’ai râlé. J’avais tout fait pour garder libre ce dimanche et maintenant il fallait y aller la journée fériée que j’avais prévue autrement…  Je ne savais pas encore à ce moment que c’était justement parfait et que ma réaction était ‘résistance au changement’. C’est un peu mon ‘pilot automatique’. D’ailleurs, ce stage MBSR m’a fait un bien fou. Si ça t’interesse, j’en parle ici.

Bref, juste avant ce fameux dimanche soudainement libérée, je tombais pour la 5ème fois sur une annonce dans une magazine ‘Happinez’. J’en avais acheté une jolie pile dans une brocante aux Pays-Bas. Franchement l’annonce était WWWWAAAOOOHHHH! Une combinaison d’art et créativité, du mindfulness, du développement personnel et du coaching…

Cette fois, je ne sais pas pourquoi, j’ai fait un tour sur le site. Et là, non seulement cet école existait toujours, mais cela faisait déjà 25 ans qu’ils enseignaient. Il y avait une mention sur la page d’accueil sur les portes ouvertes. La date ? Trois jours plus tard. Mon seul dimanche encore libre.

C’était trop beau. Non, j’avoue pas tout de suite. J’ai trouvé des excuses. Mille excuses. Puis encore d’autres. Je me suis dis que de toute façon ce n’était pas pour moi. Tant pis, je l’aurais fait si j’avais encore habité dans mon pays. Jamais je pourrais m’organiser à y aller tous les 15 jours depuis la France.

Mais franchement j’avais envie. Envie!!! C’est mon amour qui m’a finalement donné ZE argument pour y aller. Peut-être que ce n’était pas possible de suivre une formation à l’étranger. Peut être que c’était compliqué comme organisation.  Mais… je risquais de regretter de ne pas y aller. Comment savoir ensuite en quoi consistait cette formation. J’allais m’imaginer des trucs forcément. (Je fais toujours ça.) Peut être que cela n’allait pas me plaire de toute façon? Comment je pourrais alors savoir.

Donc, j’ai visité l’école. Ce dimanche de mai. Il faisait un temps magnifique ce jour là. Je suis rentrée dans le bâtiment et j’avais l’impression de rentrer chez moi. J’ai senti, il faut que j’aille ici.

Alors voilà, on est septembre. C’est la rentrée. Je retourne dans les bancs d’école…

J’ai suivi le programme MBSR

Le language du coeur… 

love amour coeurCa y est. La fin du programme ‘MSBR’ est là. Maintenant. Je me sens mitigée. Il y a peu de temps encore j’aurais été effondrée.  Comment faire sans ce rdv ? Sans ce groupe ? Pourquoi se séparer alors que l’on est si bien ensemble ? J’aurai plongé dans le ‘Every time we say goodbye I die a little’…

Mais c’est différent maintenant. Oui, je triste que le voyage s’arrête là. De quitter des gens. Oui, j’ai un peu d’angoisse pour savoir comment faire toute seule. Mais je suis aussi curieuse de savoir comment je vais me débrouiller toute seule. Comment je vais réussir à cultiver cette bienveillance envers moi-même. Je suis curieuse et je ressens du calme dans mon corps. Une respiration moins hésitante. Plus d’espace dans mon ventre. Une petite voix qui me dit que c’est ok. Je peux avoir confiance. Ces deux sensations cohabitent. Météo intérieur mitigée. Bizarre. Je n’ai pas l’habitude de me sentir ainsi quand quelque chose finit.

Pour moi la pleine conscience a transformé ma vie en 8 semaines. Moi qui faisais de la méditation avec les applis sur mon téléphone depuis 3 ans. Déjà. Avec beaucoup de volonté. Beaucoup de questionnements aussi. Si je me suis obstinée pendant aussi longtemps seule avec l’appli de mon téléphone c’est que j’y ai trouvé un certain bien-être. Un rdv avec moi-même pour faire le point. Je faisais de la méditation avec ma tête. Sans avoir pour autant une seule seconde ressentie, vraiment senti, ce qui se passait dans mon corps.

Si je devais revenir sur ces 8 semaines en détails je pourrais écrire un livre.  J’étais si loin de m’imaginer d’être bouleversée à ce point. Le premier cours notre instructrice Coco nous a parlé d’une nouvelle langue. Des langues… Ça me parle, moi. Aujourd’hui à la fin du programme MBSR tout prend tout son sens. Après les langues étrangères de ma tête, la langue artistique de mes mains, j’ai découvert une langue qui me permet de me reconnecter à moi-même. A mon corps. A mon cœur. Aux autres…